Une crèche devant s’implanter dans un délaissé urbain à restructurer aux pieds de barres de logements des années 60, le quartier Max Barrel à Vénissieux, se confronte inévitablement à plusieurs objectifs simultanés, au delà bien sûr de ses impératifs propres de fonctionnement, en terme d’usage, de volume et de lumière. Le choix d’une forme ovoïde qui tangeante le tracé du mail piéton existant et dessine l’enveloppe du bâtiment, offre à la fois l’apparence symbolique d’une enveloppe protectrice et intime pour les espaces intérieurs et extérieurs dédiés aux enfants (chaleur du bois rétifié), et l’occasion pour tous, usagers comme passants, de lire dans cet objet de forme autonome l’impact d’une politique volontaire de reconquête au service de tous les habitants.