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fantaisie militaire
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quatre murs et un toit
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j'irai marcher sur vos toits

fantaisie militaire

Centre d'Art Contemporain à Francheville (69)


maîtrise d'ouvrage Ville de Francheville
réalisation 2008
surface hors oeuvre nette 1 150 m²
coût des travaux 540 000 € HT

Le Centre d’Art Contemporain - voulu par la Ville et ses partenaires institutionnels (DRAC, Région, Ministère de la Culture…) - s’installe avec un mélange de minutie, de force et de retenue dans le cadre magnifique du Fort du Bruissin, ancien fort militaire de la fin du XIXème siècle qui s’étend sur un domaine de 10 hectares.
A l’image d’une installation artistique, mais bien spécifiquement architecturale, l’intervention consiste plus à sublimer le lieu avec des moyens minimums qu’à le bouleverser, essentiellement par la mise en scène théâtrale (en rouge) d’un accueil central révélant l’axe de symétrie parfait du bâtiment, laissant ensuite les salles du Centre d’Art s’installer simplement dans les pièces voûtées du rez-de-chaussée, et préservant l’envahissement végétal à l’origine de la grande poésie du lieu.

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les pins d'épices

équipement accueil pour la petite enfance

à Vénissieux (69)

avec Mimêsis architecture


maîtrise d'ouvrage Ville de Vénissieux
réalisation 2005
surface hors oeuvre nette 564 m²
surface utile 473 m²
coût des travaux 916 470 € HT

Une crèche devant s’implanter dans un délaissé urbain à restructurer aux pieds de barres de logements des années 60, le quartier Max Barrel à Vénissieux, se confronte inévitablement à plusieurs objectifs simultanés, au delà bien sûr de ses impératifs propres de fonctionnement, en terme d’usage, de volume et de lumière. Le choix d’une forme ovoïde qui tangeante le tracé du mail piéton existant et dessine l’enveloppe du bâtiment, offre à la fois l’apparence symbolique d’une enveloppe protectrice et intime pour les espaces intérieurs et extérieurs dédiés aux enfants (chaleur du bois rétifié), et l’occasion pour tous, usagers comme passants, de lire dans cet objet de forme autonome l’impact d’une politique volontaire de reconquête au service de tous les habitants.

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carré brûlé

mairie annexe de Feyzin (69)


maîtrise d'ouvrage Ville de Feyzin
réalisation 2005
surface hors oeuvre nette 828 m²
surface utile 577 m²
coût des travaux 962 666 € HT
Nominé au Palmarès des Réalisations Bois
Rhône-Alpes 2007

La Mairie annexe de Feyzin faisant face à l’Hôtel de Ville et son parc, s’installe dans les traces d’une ancienne ferme et en préserve en partie les bâtiments et la mémoire, en réinterprétant la typologie de corps de ferme caractéristique de ce territoire et de son histoire rurale. Se crée une ambivalence entre une cour intérieure faisant office de hall de plein air distribuant les différents bâtiments et une façade sur rue affirmant le statut public du lieu tout en en conservant l’échelle. Ce jeu de respect vernaculaire et d’écriture contemporaine, au-delà de l’installation urbaine, s’exprime prioritairement au travers de l’utilisation côté parvis d’une peau de bois rétifié, opérant tel un filtre de vues et de lumière sur la cour, et offrant au concitoyen ou au passant une lecture compréhensible et claire du statut et de l’usage de l’établissement.

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la boîte à ballons

salle de basket et volley à Francheville (69)

avec Laurent Vailler, plasticien


maîtrise d'ouvrage Ville de Francheville
réalisation 2001
surface hors oeuvre nette 1 470 m²
surface utile 1 365 m²
coût des travaux 1 098 180 € HT

La grande pureté de cette réalisation repose essentiellement sur trois axes qui en fondent la légitimité :
Un complément formel et fonctionnel : cette salle de basket et volley vient compléter un ensemble sportif préexistant d’allure disparate et s’impose comme la tête d’un ensemble recomposé offrant une nouvelle cohérence pour l’ensemble.
Une approche artistique du paysage : s’installant dans un site naturel arboré, les panneaux stratifiés haute densité présentent le travail de Laurent Vailler «jardin vertical» (2001).
Une résolution technique maîtrisée pour une recomposition fonctionnelle dans un budget très tenu et contrôlé.
La critique nationale et internationale a reconnu l’originalité et la réussite de cette réalisation au travers de nombreuses publications.

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les chemins de la haute ville

20 logements locatifs sociaux et 19 logements en accession à Saint-Etienne (42)

avec Pierre Scodellari, architecte et Pricilla Tetaz, paysagiste


maîtrise d'ouvrage Métropole Habitat
concours 2007, projet non retenu
surface hors oeuvre nette 4 146 m²
coût d'objectif 4 984 000 € HT

Le projet s’inscrit dans un site exceptionnel par son caractère d’enclave naturelle préservée et sa situation dominante à proximité immédiate du centre ville. Des socles de pierre, poursuivants les murs de soutènement existants, gèrent les accès et le rapport complexe des constructions à la forte pente naturelle du terrain. Ils dessinent une horizontalité dans le paysage collinaire et révèlent une ligne de ciel crénelée par la composition alternée de volumes étroits hauts et bas. Les bâtiments bi-face, librement inspirés des logements/ateliers des passementiers, traduisent une façade nord urbaine cadrant les vues et une façade sud affirmant la domesticité des espaces privatifs extérieurs. Séjours traversants et multiples orientations apportent une grande qualité d’ambiance aux logements.

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ginkgo biloba

équipement d'accueil pour la petite enfance

à Bourgoin-Jallieu (38)

avec Marc Terrier, dessinateur textile et Mimêsis, architectes


maîtrise d'ouvrage Ville de Bourgoin-Jallieu
réalisation 2008
surface hors oeuvre nette 550 m²
coût des travaux 900 000 € HT

L’équipement est le premier bâtiment d’un projet de requalification du quartier Champ-fleuri.. Aucune trame directrice ne se dégage de l’ensemble construit environnant et l’urbanisation très disparate de ce secteur a laissé de nombreux espaces vides, lâches et sans qualités. La force du projet repose dans la construction affirmée de ses contours formant une limite avec l’espace urbain, ne laissant pas d’interstices indéfinis, et dans le contraste des matériaux utilisés, pleins, «lourds» en bétons colorés, dentelle légère en résille métallique.
Une alternance de bandes «vides et pleines» aux fonctions déterminées s’étirent d’ouest en est et «remplissent» la parcelle.
- Une bande «vide» de stationnements;
- Une bande construite servante;
- Une bande «vide» dessinant des patios;
- Une large bande construite réservée aux espaces de vie des enfants qui s’ouvre sur une bande «vide» : la cour.
Ces bandes construites sont en béton lasuré et couvertes d’une toiture végétalisée. Une résille métallique perforée au motif fleuri de feuilles de ginkgo-biloba enveloppe le tout avec légèreté pour donner une cohérence à l’ensemble du bâtiment, clore les vides, ombrer et protéger les façades vitrées sur la rue.

Texte descriptif (s'affiche en popup)

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quatre murs et un toit

32 logements sociaux collectifs et 14 maisons individuelles à Chambon-Feugerolles (42)


maîtrise d'ouvrage OPAC de l'Ondaine
concours 2008 - projet non retenu
surface hors oeuvre nette totale 4 929 m²
coût d'objectif global 4 644 000 € HT

La requalification urbaine du quartier Bas-Romière qui voit 120 logements construits dans les années 70 démolis, pose la question d’un habitat durable. Le projet propose une autre échelle urbaine où la densité se structure au sol et non en hauteur avec une définition claire des espaces publics, privés et de leurs limites, où chaque logement bénéficie de prolongements sur l’extérieur, jardins ou balcons protégés. La simplicité formelle des volumes bâtis en R+2 qui épousent la déclivité naturelle du terrain et leur compacité, permettent des performances énergétiques intéressantes. La nouvelle limite du quartier s’ouvre sur le paysage et les vues lointaines par l’implantation en peigne des bâtiments. La similitude des gabarits construit une transition subtile entre les collectifs et les maisons individuelles en r+1 pour créer un ensemble cohérent.

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ronde des enfants

extension et restructuration du groupe scolaire Antonin Perrin à Villeurbanne (69)

avec Christian Drevet, architecte


maîtrise d'ouvrage Ville de Villeurbanne
réalisation 2001
surface hors oeuvre nette extension 1 400 m²
surface utile restructuration 2 080 m²
coût des travaux extension 1 847 640 € HT
coût des travaux restructuration 518 330 € HT

La particularité de ce programme repose sur les questions d’échelle et de gestion des flux qu’il suscite. L’extension prévue derrière les cours de l’école existante s’ouvre sur une voie nouvelle au tracé incertain, dans un tissu de cœur d’îlot encore indéfini. Le programme impose un bâtiment en R+1 dont la toiture terrasse, minérale ou végétale, constitue la réelle façade vis-à-vis d’un environnement bâti beaucoup plus élevé. Ecoles maternelle et primaire doivent conserver leur autonomie mais profiter communément du restaurant scolaire créé, d’où l’enjeu de la gestion des accès et de l’évidence des circulations. En réponse, le projet propose une succession de cinq bandes parallèles bâties et non bâties organisées perpendiculairement à la rue, où les deux écoles trouvent leur relation dans la prolongation d’un front construit sur la cour de récréation et surtout dans les vides créés qui deviennent de véritables «espaces liants». La façade sur la rue nouvelle n’est pas un front urbain composé pour qualifier un espace public, elle est une alternance de pleins et de vides laissant filtrer dans la rue et le cœur d’îlot l’ambiance intérieure de l’école.

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kicking boot

médiathèque à Pollionnay (69)


maîtrise d'ouvrage commune de Pollionnay
concours 2007 - projet non retenu
surface hors oeuvre nette 350 m²
surface utile 400 m²
coût d'objectif 530 000 € HT

Le projet s’intègre dans son contexte urbain par la réutilisation d’un vocabulaire commun du territoire, la pierre, que l’on retrouve sur les clôtures, soubassements et façades des bâtiments anciens, le respect des gabarits existants et de l’échelle du tissu urbain dans lequel le projet trouve sa place. Une forme architecturale délibérément contemporaine, forte et simple, se détachant de tout pastiche traditionaliste : la Médiathèque s’inscrit dans l’histoire urbaine de Pollionnay en affirmant sa position dans le temps et sans discours passéiste pour offrir une lisibilité du caractère public de l’équipement dans un environnement bâti d’habitations.

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trames

extension du Centre International de Recherche sur le Cancer à Lyon (69)

avec Christian Drevet, architecte


maîtrise d'ouvrage CIRC
réalisation 2000
surface hors oeuvre nette 1 920 m²
coût des travaux 1 917 290 € HT

Le projet exprime à la fois le caractère international et rigoureux d’un organisme comme le CIRC et son insertion dans une identité locale. Sur la base d’un plan épuré issu de la parcelle – des bureaux disposés de part et d’autre d’un vaste espace de distribution baigné de lumière naturelle intégrant en son axe toutes les fonctions de services – il présente des façades elles aussi très rigoureuses mais exprimant dans leur modénature à la fois la tradition lyonnaise des percements réguliers habillés de jalousies de bois et la régularité tramée des séquences ADN manipulées chaque jour par les chercheurs. La combinaison d’ensemble via les quinconces et orientations des lames produit néanmoins un aspect aléatoire multiple et vivant.

Texte descriptif (s'affiche en popup)

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j'irai marcher sur vos toits

extension du village des enfants

à Collonges(69)

avec Hors Champs, paysagistes


maîtrise d'ouvrage Ville de Collonges
concours 2008 - projet non retenu
surface hors oeuvre nette 1 520 m²
coût d'objectif 2 691 300 € HT

Le projet recompose un paysage, en lien avec la topographie environnante, la valorisation des vues, l’accroche à l’urbanisme de village des Monts-d’Or, mais aussi en relation avec un programme en venant compléter, dans sa partie haute, ce site déjà voué à l’enfance au cœur du bourg de Collonges. Via une placette centrale et le jeux de relations entre parties nouvelles (crèche, bibliothèque) et existantes (école maternelle et parking) le projet, installé dans la pente, redéfinit les liens entre équipements et espaces publics en les hybridant, y compris au travers de l’installation de jeux d’enfants qui envahissent les toits des équipements créés en surplomb des vues lointaines sur le val de Saône.

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