La ZAC Confluence à Lyon constitue une expérience urbaine ambitieuse sur l’idée de la ville de demain. Au coeur d’un des îlots de la ZAC préexiste un transformateur électrique imposant. Son extension est l’occasion de redéfinir son impact dans la lecture urbaine de l’ensemble du quartier Confluence.
L’idée du projet est de traiter l’ancien transformateur, son extension et les espaces extérieurs associés comme les éléments constitutifs d’un vaste jardin, regroupant visuellement l’ensemble des espaces de cœur d’îlot.
Pratiquement une résille tridimensionnée enveloppe l’ensemble du projet et permet d’unifier la perception de bâtiments de hauteurs différentes et de formes diversifiées. Elle permet aussi d’adoucir la perception du bâtiment existant en créant un premier plan qui casse la vision directe sur celui-ci.
Cette résille constituée de Gabions qui se vide peu à peu de leurs pierres de remplissage permet d’organiser une sorte de jardin vertical et de créer une façade vivante qui accompagne le promeneur. Le long du mail piéton créé, entre les bâtiments et la résille s’organise une forêt de bambous, plantée en pleine terre qui impose l’image d’une nature emprisonnée et luxuriante.
Le projet constitue l’espace d’une pause poétique dominée par l’idée de nature.
L’enjeu majeur de cet aménagement est de donner un caractère urbain à l’extension du centre bourg de Cébazat.
Envisagé comme une composante de la ville et non comme un fragment autonome, le groupe de logements collectifs s’organise suivant un dispositif de “cour ouverte“. Il propose ainsi une troisième voie entre l’îlot traditionnel délimitant une cour intérieure par son pourtour bâti, et sa contre-forme moderniste caractérisée par la construction posée sur sa parcelle et entourée d’espaces verts. Cette configuration est parfaitement adaptée au contexte d’une commune située à proximité d’une importante agglomération et qui reste attachée aux signes encore perceptibles de sa ruralité.
Les deux programmes, collectifs et intermédiaires, sont conçus suivant les mêmes principes constructifs et architecturaux. L’enveloppe isolée des bâtiments est de forme simple et compacte, des éléments désolidarisés redessinent les façades, une double peau de bois «tissé» contient les bacons, terrasses, brise-soleils, clôtures…
Les choix architecturaux et techniques, montrent la volonté de réaliser une construction respectueuse de l’environnement avec un niveau de performance BBC.
30 logements locatifs sociaux et 26 logements en accession sociale à Lyon-Confluence (69)
maîtrise d'ouvrage
SCIC Habitat Rhône-Alpes / Rhône Saône Habitat
études
en cours
surface hors oeuvre nette
5 165 m²
surface utile
4 106 m²
coût des travaux
5 550 000 € HT
Label BBC
Lauréat Prébat 2008 pour la partie en accession
Intégré à l’opération Lyon-Confluence et ses ambitions exemplaires de contemporanéité architecturale et de performance énergétique, le projet y ajoute des ambitions propres à sa vocation de logement social assumée, au travers de références architecturales comme la Cour des Voraces à Lyon, la fenêtre unique, le balcon filant, et d’attentions d’usages par une cage d’escalier généreuse et des logements traversants. Il se compose de deux immeubles complémentaires pour deux opérateurs différents, l’un en accession sociale, sobre et rigoriste, l’autre en location sociale, qui permet par sa trame constructive systématique et sa façade en peau de bois de répondre à l’idée d’une mutation future possible, d’un recyclage, à une époque où l’on détruit en masse du logement social. Un projet emblématique.
avec In Situ, paysagistes, Agathe Argod, éclairagisteet Jacques Anglade, structure bois
maîtrise d'ouvrage
Ville de La Rochelle
marché de définition
2008 - projet lauréat
études
en cours
surface globale espaces publics
37 600 m²
surface hors oeuvre nette équipements publics
4 480 m²
coût d'objectif globale espaces publics
7 000 000 € HT
estimation globale équipements publics
6 900 000 € HT
Label BBC pour équipements
Le quartier Châteaux d’Eau à Mireuil présente un urbanisme caractéristique des grands ensembles des années 60 avec ses connotations d’abandon auxquelles la Ville a choisi de réagir.
Le projet s’insère respectueusement dans cet ensemble afin de le compléter aussi bien fonctionellement (la queue du lézard) que par une approche paysagère au travers du réaménagement d’un vaste espace en trois séquences se succédant dans la pente naturelle du terrain :
Le Marché des Archives, espace public minéral, marqué par l’implantation d’une vaste halle et formant parvis au bâtiment «émergeant» des Archives Municipales.
Les Palabres, espace intermédiaire ensoleillé, composé d’emmarchements ombragés sous lesquelles se glisse le stockage des Archives.
La Part d’Ombre, espace planté, protégé du soleil où s’installent les parkings en surface et dont le couvert des arbres casse l’imposante vision d’une barre de 17 étages.
L’ensemble recompose ce centre de quartier en complément adouci du dessin originel brutal d’un fonctionnalisme excessif, afin de donner à voir une volonté politique de respect envers l’identité ressentie d’un quartier.
Dans le respect de l’architecture préexistante du lieu d’intervention - Studio 24 et Minoterie des Grands Moulins de Strasbourg - le projet participe pleinement à la requalification urbaine du quartier. Implantés en cœur d’îlot, les deux plateaux de tournage cinématographique règlent la composition spatiale et l’organisation des usages de ce nouvel ensemble immobilier aux multiples programmes, studios de cinéma, locaux d’activités et plateaux de bureaux. Les deux nouveaux studios peuvent accueillir du public et devenir ainsi salles de spectacle. Le projet affirme une contemporanéité architecturale combinant des volumes simples à des variations de matériaux de types industriels dans un jeu de couleurs et une mise en valeur du patrimoine conservé. Malgré la complexité globale de l’opération, il aura été ainsi possible de produire dans des délais très serrés (32 mois, études et travaux) un ensemble d’une grande lisibilité urbaine et architecturale qui porte les ambitions de la production cinématographique de la Région Rhône-Alpes.
L’intégration paysagère dans ce site sensible de Saint-Rambert, à vue du val de Saône et à flan de colline, fédère les multiples complexités ici mises en œuvres, qu'elles soient politiques (volonté de regrouper des programmes disparates), programmatiques (autonomie des fonctionnements et gestion des flux), techniques (fondations complexes) ou spatiales (salles de grande hauteur et nombreuses surfaces souhaitées de plain pied). Finalement, MJC, centre social, crèche et salles diverses (spectacle, dojo, danse et musique) s’inscrivent dans la colline le long d’un escalier qui traverse le site de haut en bas, en plusieurs strates, formant murs de soutènement, talus et lignes toutes aussi contraintes, pliées et brisées que le paysage environnant.
avec In Situ, paysagistes, Agathe Argot, éclairagiste et Jacques Anglade, structure bois
maîtrise d'ouvrage
Ville de La Rochelle
marché de définition
2008 - projet lauréat
études
en cours
surface hors oeuvre nette
2 780 m²
surface utile
2 137 m²
coût d'objectif
4 514 000 € HT
Label BBC
Concevoir un projet comme une structure évolutive, telle est l’ambition affichée. Celui-ci est dessiné comme un «animal» se nourrissant de programmations différentes entraînant des mutations du bâtiment telle la queue d’un lézard qui repousse si on la coupe.
Constitué d’une alternance de pleins construits et de vides, le projet est pensé comme un seul élément urbain à l’identité symbolique forte et dont le système structurel est support d’un potentiel d’évolutivité s’inscrivant dans une notion de «durabilité». La «queue du lézard» intègre une série d’équipements publics de proximité – centre social, ludothèque – une série d’espaces extérieurs qui leur sont dédiés et des traversées piétonnes reliant rues et places dans un plan urbain recomposé du quartier (les trois places).
27 logements et commerce à La Tour-de-Salvagny (69)
maîtrise d'ouvrage
SCIC Habitat Rhône-Alpes
livraison
mars 2009
surface hors oeuvre nette
2 855 m²
surface habitables et utiles
2 438 m²
coût des travaux
2 638 000 € HT
Label Très Performant Région Rhône-Alpes
Ce projet illustre parfaitement la mutation actuelle de la problématique du logement avec la convergence d’un niveau d’exigence technique (Label Très Performant Région Rhône-Alpes), d’un dessin contemporain et d’une qualité d’usage pour les destinataires.
Les performances énergétiques – inférieures à 60 Kwh/m²/an avec une consommation de l’ordre de 30 Kwh/m²/an en chauffage – sont rendues possibles par la simplicité volumétrique du projet, la bonne orientation solaire des logements, un travail sur la ventilation et une isolation renforcée, sans pour autant y sacrifier ni l’utilisation de matériaux nobles, ni la qualité d’usage (logements traversants avec terrasses plein sud sur cour) ni l’organisation spatiale et urbaine, l’ensemble constituant pour l’usager un projet lisible performant sobre et élégant.