avec Les Eclairagistes Associés, Génie Acoustique et Marc Terrier, graphiste
Maîtrise d'ouvrage
rue royale
Réalisation
2012
Surface utile
170m²
Coût des travaux
205 000 €HT
Situés dans un immeuble des années 40 sur les quais du Rhône à Lyon, les nouveaux locaux de l’agence Rue Royale Architectes occupent un plateau de 170 m² qui a été totalement mis à nu.
La forme en L du plateau et la structure de type poteaux-poutres ont permis une organisation simple et rigoureuse, en osmose avec les méthodes de travail de l’agence :
- un atelier en open-space occupe l’aile Sud et bénéfice ainsi d’une lumière naturelle abondante et d’un ensoleillement maximum.
- un espace accueil et secrétariat est situé à l’opposé sous une verrière.
- entre les deux, une rotule formée par une salle de réunion largement vitrée et un bar allongé est conçu comme un trait d’union entre les espaces.
Chacun voit, entend et interagit avec les autres. L’effet « ruche » est revendiqué et représentatif de la méthode de travail de l’agence.
L’extrême simplicité des matériaux répond à la rigueur de l’espace : un plancher en chêne clair en grandes lames au sol, des meubles sur mesures en stratifié blanc, et une simple peinture sur les murs et les plafonds. Cet espace de travail simple, lumineux et convivial se veut à l’image du travail des architectes de Rue Royale.
37 logements locatifs sociaux et 19 logements en accession sociale à Villeurbanne (69)
maîtrise d'ouvrage
Villeurbanne Est Habitat / Rhône Saône Habitat
avancement
études en cours
surface de plancher
4 154 m²
surface utile
3 854 m²
coût d'objectif
5 777 000 € HT
label
BBC, Effinergie +
référentiel Grand Lyon, niveau "très performant"
L’îlot perméable :
Une implantation du bâti perpendiculaire à la rue de Verdun permet de dessiner une interface poreuse, qui alterne les volumes construits et les espaces végétalisés. Les vues ainsi dégagées, remettent en situation le canal, lui donnant une valeur urbaine structurante tout en valorisant la qualité d’usage de cette séquence.
Le terrain est situé à la pointe sud de l’îlot. Ce projet de logements est la première opération qui va amorcer cette mutation urbaine. Plus qu’un objet architectural implanté en proue de l’îlot, l’ambition du projet est d’initier la future forme urbaine du secteur.
Deux corps de bâtiments :
Les deux corps de bâtiments implantés en équerre affirment d’une part l’orientation générale du cadre bâti des constructions futures et d’autres part marque la fin du système qui va se décliner en remontant au nord.
Chacun des volumes est divisé en deux parties qui coulissent l’un sur l’autre, ce dispositif annonce le jeu d’implantation en quinconce des futures constructions.
Ce jeu de « coulisse » est matérialisé par des hauteurs et des longueurs différentes des lanières construites. Le traitement des façades est également différent, par les matériaux mis en oeuvre et par leur teinte. Ainsi la perception de bâtiments accolés affine la silhouette générale du projet.
L’implantation perpendiculaire par rapport aux voiries, impose un traitement singulier et différencié des pignons. En alternance, des loggias ou des balcons animent les pignons et dessinent des façades fines et étirées sur rues.
L’intégration paysagère dans ce site sensible de Saint-Rambert, à vue du val de Saône et à flan de colline, fédère les multiples complexités ici mises en œuvres, qu'elles soient politiques (volonté de regrouper des programmes disparates), programmatiques (autonomie des fonctionnements et gestion des flux), techniques (fondations complexes) ou spatiales (salles de grande hauteur et nombreuses surfaces souhaitées de plain pied). Finalement, MJC, centre social, crèche et salles diverses (spectacle, dojo, danse et musique) s’inscrivent dans la colline le long d’un escalier qui traverse le site de haut en bas, en plusieurs strates, formant murs de soutènement, talus et lignes toutes aussi contraintes, pliées et brisées que le paysage environnant.
30 logements locatifs sociaux et 26 logements en accession sociale à Lyon-Confluence (69)
avec Gilles Desevedavy, enseignant ENSAL
maîtrise d'ouvrage
SCIC Habitat Rhône-Alpes / Rhône Saône Habitat
réalisation
2012
blog chantier
unplusunegalun.blogspot.com
surface hors oeuvre nette
5 166 m²
surface utile
4 106 m²
coût des travaux
4 969 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Lauréat Prébat 2008 pour la partie en accession
Intégré à l’opération Lyon-Confluence et ses ambitions exemplaires d’architecture contemporaine et de qualité environnementale, le projet répond à la vocation de la Ville de Lyon d’accueillir du logement social en centre ville. A travers des figures architecturales emblématiques comme la « Cour des Voraces » à Lyon, la fenêtre unique et le balcon filant, il privilégie la diversité des usages dans des espaces communs baignés de lumière naturelle et des logements traversants. Il se compose de deux immeubles complémentaires pour deux opérateurs différents. Au Nord, le bâtiment destiné à l’accession sociale, sobre et rigoriste ; à l’Est, la partie en location sociale permet par sa trame constructive et sa peau de bois de répondre à l’idée d’une mutation future possible. Projet sélectionné pour l'exposition “Habiter un immeuble dans le Rhône” du CAUE, voir la vidéo du projet avec l'interview du maitre d'ouvrage et de l'architecte : http://www.caue69.fr/modules/news/article.php?storyid=317
Le projet de médiathèque et de RAM s’inspire d’un tissu parcellaire en bandes, caractéristique de ce faubourg de la Tour du Pin.
- le projet s’organise en r+1 selon une trame en bandes orientées est/ouest et nord/sud composant la façade d’entrée entre un porte-à-faux et une salle d’animation en dentelle de béton. Le système de bandes finement croisées crée une interaction et une lecture continue entre les espaces intérieurs et extérieurs.
- un ruban verrier alternant vitrages clairs et sablés est déroulé depuis le parvis sur la rue. Il invite à entrevoir l’animation intérieure et à ouvrir ce lieu de culture.
- la sobriété des volumes et des traitements de façade est animée par l’intérieur du bâtiment, dont on aperçoit la structure en bois et les couleurs depuis l’extérieur.
- les patios de lecture au coeur du bâtiment se prolongent au sud par les jardins du RAM.
Le projet est conçu selon un principe éco-démonstrateur privilégiant les ressources locales, utilisant un mode constructif simple en bois et des revêtements de façade durables.
23 logements en accession et 17 logements locatifs sociaux à Saint-Étienne (42)
maîtrise d'ouvrage
Créa-Dôme et Métropole Habitat
concours
2011 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
3 315 m²
coût d'objectif
3 580 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Ce projet se veut à la fois respectueux du caractère patrimonial du quartier du Crêt de Roc à Saint-Étienne, riche de son histoire ouvrière, mais aussi résolument tourné vers le futur.
En partie haute, l’immeuble en accession respecte la morphologie des immeubles de passementiers et s’inscrit scrupuleusement dans la trame étroite du bâti caractéristique du quartier. Il se morcelle en volumes verticaux qui se décalent naturellement en hauteur en suivant la pente naturelle de la rue.
En partie basse, le programme locatif se décompose en trois volumes horizontaux indépendants posés sur un socle commun et poreux. Les bâtiments constituent le contrepoint formel du programme en accession avec un travail résolument contemporain sur les formes et les matériaux.
L’ensemble de l’îlot trouve sa cohérence par le traitement paysager du jardin intérieur, des « jardins suspendus » en terrasses plantées d’arbres fruitiers redonnent une dimension domestique au lieu.
aménagement d'un restaurant à Lyon Confluence (69)
maîtrise d'ouvrage
IM Confluence
réalisation
2012
surface utile
141 m²
coût des travaux
185 000 € HT
Dans le nouveau quartier de Confluence à Lyon, ce restaurant se situe en rez-de-chaussée d’un immeuble récemment construit à l’angle du quai Rambaud et de la Darse, bénéficiant ainsi d’une position remarquable face aux grand paysage des Balmes.
Le restaurant, basé sur un concept de cuisine italienne en restauration rapide, se veut à l’image de ce nouveau quartier : il revendique clairement un design contemporain et s’ouvre largement sur l’extérieur par l’intermédiaire de grandes baies vitrées.
L’espace de restauration est constitué d’une salle en rez-de-chaussée pour la restauration rapide et d’une seconde salle à l’étage. Les deux salles sont mises en communication visuelle par un espace double hauteur où est installée une large hotte qui marque l’espace et identifie le concept Intermezzo.
Un soin particulier est apporté au choix des matériaux et des couleurs. Dans un ensemble très lumineux de teintes blanc cassé, la hotte et les meubles de cuisine habillés en stratifié anthracite brillant et l’escalier en chêne clair créent le lien visuel entre les deux salles de restaurant.
La façade est entièrement vitrée et s’ouvre largement par des châssis coulissants. Elle est constituée de montants en aluminium laqué dans la teinte des garde-corps de l’immeuble afin d’assurer une continuité architecturale. Deux grands stores en toile claire viennent protéger les vitrines et la terrasse du soleil en apportant une touche conviviale à l’ensemble.
avec In Situ, paysagistes, Agathe Argod, éclairagiste et Jacques Anglade, structure bois
maîtrise d'ouvrage
Ville de La Rochelle
marché de définition
2008 - projet lauréat
avancement
livraison centre social, ludothèque en chantier
surface hors oeuvre nette
2 390 m²
surface utile
2 105 m²
coût des travaux
4 278 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Concevoir un projet comme une structure évolutive, telle est l’ambition affichée. Celui-ci est dessiné comme un «animal» se nourrissant de programmations différentes entraînant des mutations du bâtiment telle la queue d’un lézard qui repousse si on la coupe.
Constitué d’une alternance de pleins construits et de vides, le projet est pensé comme un seul élément urbain à l’identité symbolique forte et dont le système structurel est support d’un potentiel d’évolutivité s’inscrivant dans une notion de «durabilité». La «queue du lézard» intègre une série d’équipements publics de proximité – centre social, ludothèque – une série d’espaces extérieurs qui leur sont dédiés et des traversées piétonnes reliant rues et places dans un plan urbain recomposé du quartier (les trois places).
Projet sélectionné pour le OFF du Développement Durable à Paris, sept 2012 http://www.leoffdd.fr/
Le site d’implantation est marqué par le lit d’un ancien ruisseau – Le Souci - aujourd’hui canalisé en réseau souterrain dans deux importantes canalisations qui séparent l’emprise dans le sens de sa longueur et déterminent un espace inconstructible important.
Evocation de la géographie du site, le dessin d’une «rivière sèche » située à l’aplomb de ces canalisations est le fil conducteur qui relie l’ensemble des secteurs de l’aménagement.
L’architecture reste simple et joue sur des hauteurs de bâtis différentes, une alternance de toitures terrasses et de toitures en pentes, des ouvertures diversifiées, des matériaux variés… Des passages en venelles recoupent la bande construite pour aménager des vues sur le fond d’îlot et amener de la légèreté à l’ensemble.
Le projet dégage une impression de calme et de tranquillité en relation étroite avec le paysage et les bâtiments existants. La revendication d’une architecture de proximité où la valeur d’usage est prioritaire est caractéristique de la démarche.
internat de 96 lits du lycée agricole
à Saint-Genis-Laval (69)
avec Autre Nature, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
région Rhône-Alpes
concours
2011 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
2 014 m²
surface utile
1 695 m²
coût d'objectif
3 485 000 € HT
label
bâtiment à énergie positive
Le contexte de l’opération met en jeu le programme d’un internat mixte de 96 lits dans un cadre bâti préexistant hétérogène. L’ambition du projet est de concilier la réalité de ce contexte, la forte valeur d’usage et identitaire des espaces créés, le confort des résidents associé à la notion du vivre ensemble et les performances énergétiques élevées à atteindre.
Le projet s’organise en trois volumes :
● Le premier, en simple RdC, se positionne perpendiculairement au bâtiment existant et participe à la requalification et à l’animation de la placette centrale.
● Le deuxième dessine une articulation, une accroche simple et lisible entre le bâti existant et le nouveau programme.
● Le troisième, qui contient les chambres, termine l’ensemble immobilier qui se développe sur ce secteur de la parcelle.
La démarche environnementale a été transversale et au cœur de toutes les autres préoccupations. Des solutions techniques simples et éprouvées permettent d’atteindre l’objectif de bâtiment à «énergie positive».
20 logements locatifs sociaux et 10 logements en accession sociale à St-Etienne (42)
avec Atelier du Bocal, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
Métropole Habitat
concours
2010 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
2 764 m²
surface utile
2 195 m²
coût d'objectif
3 740 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Le projet est implanté à mi-pente, sur le versant est de la colline, reliant visuellement et physiquement le centre urbain de la ville de Saint Etienne et le Parc Montaud.
Le groupe de logements s’organise dans la pente naturelle du terrain. La construction collinaire s’appuie sur un aménagement paysagé en gradin qui gomme les stigmates encore visibles des larges plate-formes artificielles qui ont été réalisées pour recevoir des bâtiments souvent inadaptés à la topographie du lieu.
La parcelle s’organise suivant quatre séquences qui se déclinent dans le sens de la pente.
L’orientation nord-sud des bâtiments, qui cadre des vues sur le grand paysage, et les aménagements extérieurs apportent une grande diversité d’ambiance et confortent la notion de milieu habité et vivant.
75 logements locatifs sociaux et 1 salle communale à Portes-lès-Valence (26)
avec BAM Architectes et Atelier du Bocal, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
Drôme Aménagement Habitat
concours
2010 - projet lauréat
avancement
chantier en cours
surface hors oeuvre nette
6 700 m²
surface utile
5 323 m²
coût d'objectif
6 860 000 € HT
label
BBC+ pour les collectifs
BBC pour les intermédiaires
THPE pour les individuels
Le site d’implantation, à proximité du centre-ville, fait le lien entre la voie ferrée et l’ancienne nationale 7. L’espace, largement ouvert sur le grand paysage, est propice au développement d’un projet original d’habitat social contemporain.
L’étendue du terrain, les contraintes liées aux accès, à l’ensoleillement, au bruit et une typologie de bâtiments existants hétérogène nous amènent à une proposition volontaire :
- Organisation d’un masque acoustique à l’Ouest.
- Implantation d’un bâtiment collectif important le long de la rue Jules Ferry au Sud.
- Mise en place de maisons individuelles en bande le long de la rue de la Fraternité au Nord.
- Aménagement de logements intermédiaires en cœur d’îlot.
Tous les bâtiments utilisent le même langage dans un souci de cohérence architecturale. Les formes restent simples, un jeu d’opposition de matériaux et de percements entre les différentes façades permet de recomposer les volumes.
L’ensemble du projet est articulé par une architecture simple et bienveillante où la qualité d’usage reste primordiale.
Une rupture d’échelle claire oriente ce projet de Pôle Petite Enfance-Famille situé dans le nouveau centre ville :
- A l’Ouest, du coté de la voie ferrée, la façade peu ouverte du corps principal du bâtiment consolide l’accroche urbaine du projet. Une alternance de volumes hauts, reliés par des espaces construits plus bas et en retrait, rythme la longueur de la façade
- A l’Est, la façade est largement ouverte sur le cœur d’îlot. Organisés en simple rez-de-chaussée, trois volumes semblent sortir du corps principal du bâtiment. Ces appendices accueillent les trois unités de vie de la crèche.
L’alternance de béton et de bois renforce la notion de protection contre les nuisances extérieures à l’Ouest, alors que la dominante de bois habillant la façade Est souligne l’ouverture de l’équipement sur la ville.
L’écriture volumétrique et architecturale résolument contemporaine du projet donne à l’équipement une grande lisibilité et formalise clairement et sans ambiguïté l’identité forte d’un équipement public.
L’enjeu majeur de cet aménagement est de donner un caractère urbain à l’extension du centre bourg de Cébazat.
Envisagé comme une composante de la ville et non comme un fragment autonome, le groupe de logements collectifs s’organise suivant un dispositif de “cour ouverte“. Il propose ainsi une troisième voie entre l’îlot traditionnel délimitant une cour intérieure par son pourtour bâti, et sa contre-forme moderniste caractérisée par la construction posée sur sa parcelle et entourée d’espaces verts. Cette configuration est parfaitement adaptée au contexte d’une commune située à proximité d’une importante agglomération et qui reste attachée aux signes encore perceptibles de sa ruralité.
Les deux programmes, collectifs et intermédiaires, sont conçus suivant les mêmes principes constructifs et architecturaux. L’enveloppe isolée des bâtiments est de forme simple et compacte, des éléments désolidarisés redessinent les façades, une double peau de bois «tissé» contient les bacons, terrasses, brise-soleils, clôtures…
Les choix architecturaux et techniques, montrent la volonté de réaliser une construction respectueuse de l’environnement avec un niveau de performance BBC.
La ZAC Confluence à Lyon constitue une expérience urbaine ambitieuse sur l’idée de la ville de demain. Au coeur d’un des îlots de la ZAC préexiste un transformateur électrique imposant. Son extension est l’occasion de redéfinir son impact dans la lecture urbaine de l’ensemble du quartier Confluence.
L’idée du projet est de traiter l’ancien transformateur, son extension et les espaces extérieurs associés comme les éléments constitutifs d’un vaste jardin, regroupant visuellement l’ensemble des espaces de cœur d’îlot.
Pratiquement une résille tridimensionnée enveloppe l’ensemble du projet et permet d’unifier la perception de bâtiments de hauteurs différentes et de formes diversifiées. Elle permet aussi d’adoucir la perception du bâtiment existant en créant un premier plan qui casse la vision directe sur celui-ci.
Cette résille constituée de Gabions qui se vide peu à peu de leurs pierres de remplissage permet d’organiser une sorte de jardin vertical et de créer une façade vivante qui accompagne le promeneur. Le long du mail piéton créé, entre les bâtiments et la résille s’organise une forêt de bambous, plantée en pleine terre qui impose l’image d’une nature emprisonnée et luxuriante.
Le projet constitue l’espace d’une pause poétique dominée par l’idée de nature.