23 logements en accession et 17 logements locatifs sociaux à Saint-Étienne (42)
maîtrise d'ouvrage
Créa-Dôme et Métropole Habitat
concours
2011 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
3 315 m²
coût d'objectif
3 580 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Ce projet se veut à la fois respectueux du caractère patrimonial du quartier du Crêt de Roc à Saint-Étienne, riche de son histoire ouvrière, mais aussi résolument tourné vers le futur.
En partie haute, l’immeuble en accession respecte la morphologie des immeubles de passementiers et s’inscrit scrupuleusement dans la trame étroite du bâti caractéristique du quartier. Il se morcelle en volumes verticaux qui se décalent naturellement en hauteur en suivant la pente naturelle de la rue.
En partie basse, le programme locatif se décompose en trois volumes horizontaux indépendants posés sur un socle commun et poreux. Les bâtiments constituent le contrepoint formel du programme en accession avec un travail résolument contemporain sur les formes et les matériaux.
L’ensemble de l’îlot trouve sa cohérence par le traitement paysager du jardin intérieur, des « jardins suspendus » en terrasses plantées d’arbres fruitiers redonnent une dimension domestique au lieu.
Le projet s’appuie sur la morphologie urbaine et sur les lignes de force du bâti existant dans ce secteur en pleine restructuration.
Le terrain d’assiette, divisé en deux parcelles engage des enjeux urbains différenciés :
Au Sud-Ouest du terrain, un premier bâtiment en R+2, construit la façade de la place d’entrée du bourg et se prolonge, pour amorcer le front bâti en alignement sur l’avenue.
Au Nord de cette parcelle, un dispositif spécifique organise une alternance de volumes en R+2, et de construction en simple RDC. Cette série de plots forme une limite construite abritant des micro-jardins très protégés.
Au Nord-Est, le bâtiment en R+3 est implanté en alignement sur la rue Jean Jaurès et reprend dans son orientation les lignes de force du bâti existant du secteur. Il construit l’angle des deux rues en même temps qu’il règle une continuité visuelle dans le prolongement des immeubles de l’îlot P3.
Une rupture d’échelle claire oriente ce projet de Pôle Petite Enfance-Famille situé dans le nouveau centre ville :
- A l’Ouest, du coté de la voie ferrée, la façade peu ouverte du corps principal du bâtiment consolide l’accroche urbaine du projet. Une alternance de volumes hauts, reliés par des espaces construits plus bas et en retrait, rythme la longueur de la façade
- A l’Est, la façade est largement ouverte sur le cœur d’îlot. Organisés en simple rez-de-chaussée, trois volumes semblent sortir du corps principal du bâtiment. Ces appendices accueillent les trois unités de vie de la crèche.
L’alternance de béton et de bois renforce la notion de protection contre les nuisances extérieures à l’Ouest, alors que la dominante de bois habillant la façade Est souligne l’ouverture de l’équipement sur la ville.
L’écriture volumétrique et architecturale résolument contemporaine du projet donne à l’équipement une grande lisibilité et formalise clairement et sans ambiguïté l’identité forte d’un équipement public.
74 logements en accession, bureaux et commerces à Lyon-Confluence (69)
avec Shigeru Ban et Jean de Gastines, architectes
maîtrise d'ouvrage
ICADE
concours
2011 - projet non retenu
surface hors oeuvre nette totale
12 370 m²
logements
5 050 m²
bureaux
6 311 m²
commerces
1 009 m²
coût d'objectif
7 628 550 € HT
label
bâtiment à énergie positive
Dernière pièce du puzzle du quartier de la place nautique, Sen, « la ligne » en japonais, symbolise l’aboutissement de la première phase du projet Confluence à Lyon et incarne les ambitions de la seconde : c’est le trait d’union entre les deux.
L’évidence du projet se lit dans la simplicité du plan masse : un immeuble tertiaire et un immeuble résidentiel se font face en s’implantant dans les angles opposés du terrain. Une cour ouverte sur le quartier les met en relation. L’architecture naît de la mise en tension formelle des deux bâtiments, à partir d’un langage simple et assumé.
Des solutions techniques exemplaires ouvrent la voie à une nouvelle génération de bâtiments préfaçant les constructions des années 2020. L’intégration des principes de ventilation et de rafraîchissement naturel innovant, d’une récupération de chaleur des eaux usées, d’une cogénération biomasse et d’un système de gestion de la performance constituent un bouquet de solutions cohérent permettant de concevoir un bâtiment produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme.
Le site d’implantation est marqué par le lit d’un ancien ruisseau – Le Souci - aujourd’hui canalisé en réseau souterrain dans deux importantes canalisations qui séparent l’emprise dans le sens de sa longueur et déterminent un espace inconstructible important.
Evocation de la géographie du site, le dessin d’une «rivière sèche » située à l’aplomb de ces canalisations est le fil conducteur qui relie l’ensemble des secteurs de l’aménagement.
L’architecture reste simple et joue sur des hauteurs de bâtis différentes, une alternance de toitures terrasses et de toitures en pentes, des ouvertures diversifiées, des matériaux variés… Des passages en venelles recoupent la bande construite pour aménager des vues sur le fond d’îlot et amener de la légèreté à l’ensemble.
Le projet dégage une impression de calme et de tranquillité en relation étroite avec le paysage et les bâtiments existants. La revendication d’une architecture de proximité où la valeur d’usage est prioritaire est caractéristique de la démarche.
Le quartier de La Belle de Mai à Marseille est un lieu à forte identité devenu emblématique du mixage culturel. La particularité du Poste Electrique préexistant est d’être totalement inséré dans le tissu urbain et de bénéficier d’un terrain arboré jouxtant les jardins d’un couvent.
Le plus important corps du nouveau Poste de Distribution est dissimulé sous un jardin sauvage planté en pleine terre. Ce jardin sera lu comme une continuité naturelle du jardin du couvent. Les zones techniques et tertiaires sont réunies dans deux boites entièrement recouvertes d’acier Corten. Ces boites ne laissent apparaître aucune fenêtre. Elles sont rendues invisibles par la mise en place de plaques fixes d’acier Corten micro perforées.
Dans un site inaccessible au simple passant, ces boites techniques en acier Corten symbolisent toute la puissance technologique du complexe, tout en étant traitées comme deux objets mystérieux posés dans le paysage : les Belles de Mai.
internat de 96 lits du lycée agricole
à Saint-Genis-Laval (69)
avec Autre Nature, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
région Rhône-Alpes
concours
2011 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
2 014 m²
surface utile
1 695 m²
coût d'objectif
3 485 000 € HT
label
bâtiment à énergie positive
Le contexte de l’opération met en jeu le programme d’un internat mixte de 96 lits dans un cadre bâti préexistant hétérogène. L’ambition du projet est de concilier la réalité de ce contexte, la forte valeur d’usage et identitaire des espaces créés, le confort des résidents associé à la notion du vivre ensemble et les performances énergétiques élevées à atteindre.
Le projet s’organise en trois volumes :
● Le premier, en simple RdC, se positionne perpendiculairement au bâtiment existant et participe à la requalification et à l’animation de la placette centrale.
● Le deuxième dessine une articulation, une accroche simple et lisible entre le bâti existant et le nouveau programme.
● Le troisième, qui contient les chambres, termine l’ensemble immobilier qui se développe sur ce secteur de la parcelle.
La démarche environnementale a été transversale et au cœur de toutes les autres préoccupations. Des solutions techniques simples et éprouvées permettent d’atteindre l’objectif de bâtiment à «énergie positive».
75 logements locatifs sociaux et 1 salle communale à Portes-lès-Valence (26)
avec BAM Architectes et Atelier du Bocal, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
Drôme Aménagement Habitat
concours
2010 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
6 700 m²
surface utile
5 323 m²
coût d'objectif
6 860 000 € HT
label
BBC+ pour les collectifs
BBC pour les intermédiaires
THPE pour les individuels
Le site d’implantation, à proximité du centre-ville, fait le lien entre la voie ferrée et l’ancienne nationale 7. L’espace, largement ouvert sur le grand paysage, est propice au développement d’un projet original d’habitat social contemporain.
L’étendue du terrain, les contraintes liées aux accès, à l’ensoleillement, au bruit et une typologie de bâtiments existants hétérogène nous amènent à une proposition volontaire :
- Organisation d’un masque acoustique à l’Ouest.
- Implantation d’un bâtiment collectif important le long de la rue Jules Ferry au Sud.
- Mise en place de maisons individuelles en bande le long de la rue de la Fraternité au Nord.
- Aménagement de logements intermédiaires en cœur d’îlot.
Tous les bâtiments utilisent le même langage dans un souci de cohérence architecturale. Les formes restent simples, un jeu d’opposition de matériaux et de percements entre les différentes façades permet de recomposer les volumes.
L’ensemble du projet est articulé par une architecture simple et bienveillante où la qualité d’usage reste primordiale.
pouponnière, crèche et 6 logements à l'Institut Départemental de l'enfance et de la Famille (IDEF) à Bron (69)
maîtrise d'ouvrage
département du Rhône
concours
2010 - projet non retenu
surface hors oeuvre nette
3 086 m²
coût d'objectif
5 800 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Le site de l’IDEF est un site exceptionnel par l’étendue et la qualité de ses zones boisées, dont une grande partie est protégée par la mise en place d’un EBC - Espace Boisé Classé. Le site d’implantation du nouveau bâtiment est protégé du bruit et de la vue de la rue par un merlon, butte de terre continue haute de presque 4 mètres, planté de beaux arbres inclus dans la zone EBC.
Le projet est une prolongation de l’Espace Boisé Classé proposant un bâtiment accolé au merlon, presque exclusivement organisé en rez-de-chaussée sous un toit couvert d’une prairie fleurie. L’aspect sauvage de cette toiture joue avec le bois des façades, les plantations variées des jardins et les petites cabanes /préaux.
L’ensemble dégage une ambiance de calme et de bien être, où l’enfant pourra se reconstruire dans des espaces lumineux ouverts sur la nature environnante.
20 logements locatifs sociaux et 10 logements en accession sociale à St-Etienne (42)
avec Atelier du Bocal, paysagistes
maîtrise d'ouvrage
Métropole Habitat
concours
2010 - projet lauréat
avancement
études en cours
surface hors oeuvre nette
2 764 m²
surface utile
2 195 m²
coût d'objectif
3 740 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Le projet est implanté à mi-pente, sur le versant est de la colline, reliant visuellement et physiquement le centre urbain de la ville de Saint Etienne et le Parc Montaud.
Le groupe de logements s’organise dans la pente naturelle du terrain. La construction collinaire s’appuie sur un aménagement paysagé en gradin qui gomme les stigmates encore visibles des larges plate-formes artificielles qui ont été réalisées pour recevoir des bâtiments souvent inadaptés à la topographie du lieu.
La parcelle s’organise suivant quatre séquences qui se déclinent dans le sens de la pente.
L’orientation nord-sud des bâtiments, qui cadre des vues sur le grand paysage, et les aménagements extérieurs apportent une grande diversité d’ambiance et confortent la notion de milieu habité et vivant.
avec In Situ, paysagistes, Agathe Argod, éclairagiste et Jacques Anglade, structure bois
maîtrise d'ouvrage
Ville de La Rochelle
marché de définition
2008 - projet lauréat
avancement
chantier en cours
surface hors oeuvre nette
2 390 m²
surface utile
2 105 m²
coût des travaux
4 278 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Concevoir un projet comme une structure évolutive, telle est l’ambition affichée. Celui-ci est dessiné comme un «animal» se nourrissant de programmations différentes entraînant des mutations du bâtiment telle la queue d’un lézard qui repousse si on la coupe.
Constitué d’une alternance de pleins construits et de vides, le projet est pensé comme un seul élément urbain à l’identité symbolique forte et dont le système structurel est support d’un potentiel d’évolutivité s’inscrivant dans une notion de «durabilité». La «queue du lézard» intègre une série d’équipements publics de proximité – centre social, ludothèque – une série d’espaces extérieurs qui leur sont dédiés et des traversées piétonnes reliant rues et places dans un plan urbain recomposé du quartier (les trois places).
La ZAC Confluence à Lyon constitue une expérience urbaine ambitieuse sur l’idée de la ville de demain. Au coeur d’un des îlots de la ZAC préexiste un transformateur électrique imposant. Son extension est l’occasion de redéfinir son impact dans la lecture urbaine de l’ensemble du quartier Confluence.
L’idée du projet est de traiter l’ancien transformateur, son extension et les espaces extérieurs associés comme les éléments constitutifs d’un vaste jardin, regroupant visuellement l’ensemble des espaces de cœur d’îlot.
Pratiquement une résille tridimensionnée enveloppe l’ensemble du projet et permet d’unifier la perception de bâtiments de hauteurs différentes et de formes diversifiées. Elle permet aussi d’adoucir la perception du bâtiment existant en créant un premier plan qui casse la vision directe sur celui-ci.
Cette résille constituée de Gabions qui se vide peu à peu de leurs pierres de remplissage permet d’organiser une sorte de jardin vertical et de créer une façade vivante qui accompagne le promeneur. Le long du mail piéton créé, entre les bâtiments et la résille s’organise une forêt de bambous, plantée en pleine terre qui impose l’image d’une nature emprisonnée et luxuriante.
Le projet constitue l’espace d’une pause poétique dominée par l’idée de nature.
30 logements locatifs sociaux et 26 logements en accession sociale à Lyon-Confluence (69)
avec Gilles Desevedavy, enseignant ENSAL
maîtrise d'ouvrage
SCIC Habitat Rhône-Alpes / Rhône Saône Habitat
réalisation
2012
blog chantier
unplusunegalun.blogspot.com
surface hors oeuvre nette
5 166 m²
surface utile
4 106 m²
coût des travaux
4 969 000 € HT
label
bâtiment basse consommation
Lauréat Prébat 2008 pour la partie en accession
Intégré à l’opération Lyon-Confluence et ses ambitions exemplaires d’architecture contemporaine et de qualité environnementale, le projet répond à la vocation de la Ville de Lyon d’accueillir du logement social en centre ville. A travers des figures architecturales emblématiques comme la « Cour des Voraces » à Lyon, la fenêtre unique et le balcon filant, il privilégie la diversité des usages dans des espaces communs baignés de lumière naturelle et des logements traversants. Il se compose de deux immeubles complémentaires pour deux opérateurs différents. Au Nord, le bâtiment destiné à l’accession sociale, sobre et rigoriste ; à l’Est, la partie en location sociale permet par sa trame constructive et sa peau de bois de répondre à l’idée d’une mutation future possible.
L’enjeu majeur de cet aménagement est de donner un caractère urbain à l’extension du centre bourg de Cébazat.
Envisagé comme une composante de la ville et non comme un fragment autonome, le groupe de logements collectifs s’organise suivant un dispositif de “cour ouverte“. Il propose ainsi une troisième voie entre l’îlot traditionnel délimitant une cour intérieure par son pourtour bâti, et sa contre-forme moderniste caractérisée par la construction posée sur sa parcelle et entourée d’espaces verts. Cette configuration est parfaitement adaptée au contexte d’une commune située à proximité d’une importante agglomération et qui reste attachée aux signes encore perceptibles de sa ruralité.
Les deux programmes, collectifs et intermédiaires, sont conçus suivant les mêmes principes constructifs et architecturaux. L’enveloppe isolée des bâtiments est de forme simple et compacte, des éléments désolidarisés redessinent les façades, une double peau de bois «tissé» contient les bacons, terrasses, brise-soleils, clôtures…
Les choix architecturaux et techniques, montrent la volonté de réaliser une construction respectueuse de l’environnement avec un niveau de performance BBC.
L’intégration paysagère dans ce site sensible de Saint-Rambert, à vue du val de Saône et à flan de colline, fédère les multiples complexités ici mises en œuvres, qu'elles soient politiques (volonté de regrouper des programmes disparates), programmatiques (autonomie des fonctionnements et gestion des flux), techniques (fondations complexes) ou spatiales (salles de grande hauteur et nombreuses surfaces souhaitées de plain pied). Finalement, MJC, centre social, crèche et salles diverses (spectacle, dojo, danse et musique) s’inscrivent dans la colline le long d’un escalier qui traverse le site de haut en bas, en plusieurs strates, formant murs de soutènement, talus et lignes toutes aussi contraintes, pliées et brisées que le paysage environnant.